Choisir un thérapeute

 

 

Le choix d’un thérapeute est une démarche délicate, mais c’est notre responsabilité de savoir à qui nous demandons de l’aide et le cas échéant, après mûres réflexions, de modifier notre choix si nous sommes insatisfaits. Il est de votre droit de demander au praticien quel est son cursus universitaire et thérapeutique. A-t-il suivi lui-même une thérapie, avec qui, pendant combien de temps.

 

Ces questions sont indispensables ; ne vous engagez pas avec n’importe qui, sans vous être informé. Je prends la responsabilité de vous dire de préférer un thérapeute qui peut justifier de plusieurs années d’analyse ou de thérapie personnelle à quelqu’un de diplômé mais sans cursus thérapeutique pour lui-même. Et bien sûr vous pouvez aussi vous fier à votre intuition ; de préférence dirigez-vous vers une personne avec laquelle vous vous sentez en confiance, en empathie. Un bon critère, ce sont les changements en mieux être que vous aurez observés chez une personne qui n’est pas de votre famille et qui a été aidée par ce thérapeute. Quelques conseils que je me permets de vous donner et qui peuvent vous aider à vous déterminer dans votre choix :

– « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ». Ecartez-vous et même fuyez les thérapeutes violents, pressés. Ceux-là ne feront que rajouter leur peur à votre propre peur. C’est vrai que vous êtes pressés de changer, de guérir, mais le temps est la matière première de toute entreprise humaine.

– Préférez la douceur, la fermeté à la force et à la violence.

– On ne balaye pas vingt ou trente ans de névrose en quelques jours de stage à la campagne.

– Méfiez-vous des mélanges thérapeute-guru, à chacun son domaine.

– Attention au « thérapeute » qui cherche à interagir avec vous de manière érotique ou sexuelle pour des raisons soi-disant “thérapeutiques”. Ce genre de dérives constitue une manipulation abusive, et a des conséquences profondément délétères. L’abstinence est la règle fondamentale dans la relation thérapeute-patient, garantissant que le transfert pourra être vécu en toute sécurité. Et si une relation affective se noue (ce qui peut arriver), elle doit conduire à l’arrêt immédiat de la relation thérapeutique.

– Ouvrez les yeux, gardez votre sens critique.

– Essayez de discerner si votre thérapeute a des qualités de cœur, c’est un bon critère de sa propre évolution, de son propre bien- être.

– Demandez-lui s’il continue pour lui-même un travail de contrôle et avec qui.

Le choix des méthodes est embarrassant car il est très varié : analyse, bio-énergie, travail de groupe, travail individuel, thérapie émotionnelle, psychodrame, gestalt, lying, etc. Ma préférence va aux techniques et surtout aux thérapeutes, pour lesquels sont présents plusieurs critères :

– La nécessité d’aider le patient à ressentir les émotions douloureuses du passé qu’il a refoulées pour intégrer progressivement son histoire et ne plus la subire.

– Aider le patient à se construire dans le présent en sentiment légitime d’être, d’exister.

– L’importance du corps, des sensations, des sentiments, de l’intellect ; l’importance de rétablir une harmonie, une unité entre ces différentes dimensions de l’être humain.

 – Progresser vers la paix, la joie et l’unité intérieure.

– L’Institut de Mémothérapie ne recense que les thérapeutes formés selon son cadre et son éthique.

M.C.